En mars 1944, le Conseil National de la Résistance élabore un programme de gouvernement qui prévoit, notamment, la suppression de toutes les discriminations dont les Juifs ont été les victimes et la restitution de leurs biens.
Le programme, très axé sur les questions sociales, est largement influencé par les valeurs communistes (sécurité sociale, nationalisations, droit du travail, droit au travail, respect des travailleurs). Ce programme se veut très consensuel et il est adopté par l’ensemble des organisations membres du CNR, de la droite républicaine à la gauche communiste.
Parallèlement, le combat continue. Le 1er mars 1944 à Toulouse, la Brigade Marcel Langer FTP-M.O.I. décide de faire sauter le cinéma des Variétés, diffuseur zélé de l’idéologie nazie. On y affiche, par exemple, un film de propagande antisémite, Le Juif Süss. L’attentat échoue dramatiquement mais ne démobilise pas les forces de la Résistance.
Les combats dans les maquis et la guérilla urbaine opiniâtre, conçue par Joseph Epstein continuent à désarçonner l’ennemi. La lutte unitaire prend forme, avec une détermination sans faille, depuis la fondation du Conseil National de la Résistance.