Le 2 février 1943, après d’âpres combats, les soviétiques écrasent les troupes d’Hitler à Stalingrad.
La bataille de Stalingrad modifie totalement les contours de la guerre, le nazisme n’est plus triomphant. Cette victoire marque le début de la retraite de l’armée allemande en Europe de l’Est. Pour les forces résistantes, la Libération devient envisageable.
À Paris, comme partout en France, la lutte contre les occupants s’intensifie mais la répression féroce organisée par les nazis et leurs collaborateurs ne faiblit pas. En février 1943, de nombreux convois de Juifs, étrangers et français, partent de Drancy à destination du camp de la mort d’Auschwitz . Les dernières illusions des Juifs français, qui se croyaient protégés, sont définitivement dissipées.
Les autorités nazies activent le plan de liquidation finale : elles accélèrent les déportations vers les camps.
L’extermination des Juifs, dans l’Europe entière, devient, en France, une réalité pour les jeunes résistants originaires des pays de l’Est qu’ils ont quittés ou qui ont vu naître leurs parents. Beaucoup d’entre eux comprennent que leurs familles, demeurées en Pologne, en Hongrie, en Roumanie… ont été anéanties.