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Salle 5 - Résistance armée
juin - août 41

2 – Résistance armée, Résistance civile

Devant l’accumulation des menaces hitlériennes, l’URSS et l’Internationale communiste ont infléchi leur ligne. Dès avril 1941, le conflit n’est plus présenté comme une guerre impérialiste qui renvoyait dos à dos la France et la Grande-Bretagne face à leur ennemie commune l’Allemagne nazie.

En France, après l’invasion de l’URSS par l’Allemagne, les communistes renouent avec la lutte frontale contre le fascisme. Ils ont privilégié, au départ, la lutte anti-pétainiste mais, désormais, ils dénoncent de plus en plus nettement le fascisme nazi.

L’économie française est livrée à l’occupant par Vichy. Le pays, soumis aux difficultés de ravitaillement, se montre de plus en plus critique à l’égard du gouvernement.

En juin 1941, les Allemands arrêtent, avec le concours de la police française, les « agitateurs communistes » : 1300 personnes environ sont envoyées dans les camps d’internement.

Les communistes affirment progressivement leur priorité : la Résistance armée.

Nombre de Juifs immigrés ont été parmi les premiers à intégrer les groupes de l’Organisation spéciale (OS) du Parti, créés en octobre 1940. Les combattants de l’OS se livrent à des actions d’attaque et de sabotage périlleuses (notamment sur des installations ferroviaires) contre les troupes d’occupation.

Le 1er juillet, un train allemand de marchandises déraille à Noisy-le-Grand après l’action de résistants juifs de l’OS.

D’autres Juifs, membres de la Jeunesse communiste, s’impliquent très vite dans les Bataillons de la Jeunesse créés en juillet-août 1941 après la rupture du pacte de non agression germano-soviétique.

Des actions, de Résistance civile, dangereuses elles aussi, accompagnent le sabotage et la lutte armée : inscriptions à la craie sur les murs, hostiles à Vichy et aux occupants, fourniture de planques ou de faux papiers, collecte d’argent, distribution de journaux ou de tracts.

Les tracts remplissent plusieurs fonctions : témoigner de l’existence et de l’opiniâtreté de la Résistance, informer, recruter, former de nouveaux combattants et maintenir la combativité.

L’information officielle est aux mains de l’occupant et des pétainistes et les Allemands cherchent à museler toute voix opposée à la politique hitlérienne.

Dès lors, la presse clandestine juive se montre d’une importance vitale. Les journaux Unzer Wort et Notre Voix ou Notre Parole, n’ont jamais cessé de paraître jusqu’à la Libération.

Les consignes de sécurité qu’ils rappellent régulièrement sont parfois difficiles à respecter strictement par les jeunes militants.

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