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Salle 14 - Insurrection et Libération

avril - sept 44

3 – Débarquement allié. Démultiplication des actions de Résistance

Le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) est fondé le 3 juin 1944 et Charles de Gaulle en prend la direction. La Résistance extérieure et la Résistance intérieure sont unies.

Le débarquement allié a lieu le 6 juin 1944. De nombreux soldats représentant diverses nationalités, (américaine, canadienne, australienne, norvégienne…) se dirigent vers les plages normandes pour affronter l’armée hitlérienne et libérer progressivement le territoire. Les Forces françaises libres (les FFL), reliées à la France Libre depuis 1940, s’unissent aux forces alliées.

Grâce à l’action de l’ensemble des maquis, les renforts de troupes allemandes vers la Normandie sont contenus.

Le 15 août 1944 a lieu le débarquement en Provence. Les troupes coloniales (notamment les tirailleurs africains) y jouent un rôle majeur.

Les nazis, sentant leur fin proche, s’acharnent à semer la terreur. En Haute-Vienne, par exemple, 4 jours après le débarquement allié en Normandie, ils massacrent 642 habitants du village d’Oradour-sur-Glane, hommes, femmes et enfants, en représailles contre les activités de Résistance dans la région.

À Lyon, Klaus Barbie, chef de la Gestapo, tortionnaire responsable de l’exécution de nombreux otages résistants, ne cesse d’envoyer des milliers de Juifs, adultes et enfants, vers une mort programmée.

Les convois de déportés continuent de partir de France vers les camps d’extermination. Il y aura environ 79 convois (certains convois n’ont pas été numérotés) de 1942 à 1944. Les conditions des déportés, dans ces trains, sont effroyables. En juillet 1944, un convoi part de Toulouse surnommé plus tard le « train fantôme ». Ce train transporte, pendant près de deux mois, un millier de déportés en direction du camp de Dachau, en Allemagne. Quand les rares survivants du « train fantôme » arrivent à Dachau, le 28 août, c’est le jour même de la libération de Bordeaux…

Le 17 août 1944, alors que la libération de Paris est imminente, Aloïs Brunner, chef nazi du camp d’internement de Drancy, quitte la France… avec un ultime convoi.

En démultipliant les actions et en les intensifiant, la Résistance continue en 1944 de déstabiliser les occupants par la lutte armée et civile. L’information est diffusée, une fois de plus, par tracts, activité dangereuse, et le sauvetage des enfants juifs, qu’il faut continuer à cacher, reste une priorité.

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