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Salle 6 - Exécution d’otages
Août - oct 41

3 – Formes diverses de Résistance. Représailles. Exécutions d’otages

En août 1941, Artur London, membre du groupe tchécoslovaque, et co-responsable national de la M.O.I., est chargé d’organiser le Travail allemand, le TA, une forme d’action particulièrement délicate.

La structure, créée par le Parti communiste neuf mois plus tôt, vise trois grands objectifs anti-hitlériens :

— le renseignement en infiltrant l’armée allemande (la Wehrmacht),

— la désertion des soldats allemands,

— la démoralisation des troupes d’occupation.

Des réfugiés antinazis allemands et des germanophones résistants participent au TA.

De jeunes femmes juives y jouent un rôle important.

Le TA poursuit son activité jusqu’à l’automne 1943, date à laquelle le Parti communiste allemand, réactivé, en reprend la direction.

Parallèlement, l’Orchestre rouge, réseau antinazi de renseignement militaire, lié à l’URSS, composé essentiellement de Juifs, femmes et hommes, agit en Europe. Le groupe est démantelé par la Gestapo en 1942.

Dès le mois de septembre 1941, la direction de la section juive clandestine de la M.O.I. s’engage dans une forme de combat inédite. Le premier plan d’action de sabotage des biens destinés aux Allemands est élaboré par les gantiers, les tricoteurs, les menuisiers et les fourreurs juifs massivement syndiqués.

À Paris, ce même mois de septembre 1941 (et jusqu’en juin 1942), l’occupant lance une exposition violemment antisémite intitulée « Le Juif et la France ». L’événement est patronné par l’Institut d’études des questions juives et soutenu par les services nazis de propagande ; son but consiste à charger les Juifs de la responsabilité des malheurs passés, présents de la France.

La persécution antisémite ne cesse de s’amplifier. La section juive clandestine de la M.O.I. est particulièrement visée.

Après l’attentat commis par Pierre Georges, Vichy présente aux Allemands son projet de loi d’exception qui prévoit d’instituer une juridiction spéciale et la peine de mort pour les activités communistes.

Des militants juifs sont guillotinés ou fusillés pour avoir vendu Unzer Wort, distribué des tracts antinazis ou simplement « propagé des idées communistes ». Les nazis ripostent très vite après l’exécution de deux officiers allemands à Nantes et à Bordeaux par des résistants. Entre le 22 et le 24 octobre 1941, 48 otages sont fusillés à Châteaubriant, à Nantes et au Mont-Valérien près de Paris, et 50 près de Bordeaux.

C’est le début de la politique d’exécution d’otages, ciblant principalement communistes et Juifs. L’idéologie nazie, relayée par Vichy, martèle le refrain du judéo-bolchevisme, qui allie antisémitisme et anticommunisme.

Depuis Londres, le général de Gaulle déclare que les attaques contre les Allemands sont justifiées mais prématurées. Cette attitude, qualifiée d’attentiste par les communistes, dont ceux de la M.O.I., est approuvée par certains groupes de la Résistance intérieure d’obédiences diverses.

Mais tous les résistants, communistes ou non, organisés en formations clandestines, ont un but commun : libérer la France du nazisme.

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