Le 26 septembre 1939, Daladier dissout le Parti communiste accusé de collusion avec l’ennemi. Toutes les organisations syndicales culturelles et sportives, proches du Parti sont interdites également.
Les liaisons de la direction du PCF, devenu clandestin, avec les responsables de la M.O.I. sont momentanément interrompues. Le journal en yiddish la Naïe Presse paraît jusqu’à la fin septembre 1939 et est interdite à son tour. Les différentes structures du réseau associatif de la section juive de la M.O.I. mettent sans tarder leurs documents et matériels à l’abri (stocks de papier, machines de l’imprimerie, ronéos, stencils…). La pratique de la clandestinité en Europe de l’Est a créé des réflexes…
L’action clandestine de la section juive consiste, dès lors, à maintenir intacts les rangs des militants disponibles (les femmes et les hommes non mobilisables ou non engagés volontaires), à reconstituer l’organisation, à collecter des fonds et à diffuser des informations.
Le premier numéro de L’Humanité clandestine paraît fin octobre 1939 ; la décision est prise par les anciens rédacteurs de la Naïe Presse de diffuser également, dès que possible, une publication clandestine : un recto-verso ronéotypé en yiddish intitulé Unzer Wort (ou Unzer Vort), Notre Parole, en français, la parole des Juifs de la M.O.I. confrontés à la guerre.